 |
JEAN-MARC
Batterie |
D'origine italienne, vivant
en France, ayant un look d'anglais et jouant de la musique américaine,
Jean-Marc est certainement, avec le Big Mac, un des produits les plus
réussis de la mondialisation. Ainsi parle-t-il couramment une bonne
demi-douzaine de langues, s'exprimant toutefois exclusivement dans une
manière de yaourt compris de lui seul.
Batteur depuis sa plus tendre
enfance, Jean-Marc a jusqu'à présent refusé d'embrasser une carrière
professionnelle qui lui tendait pourtant les bras. Car ce n'est pas un
homme facile.
Parallèlement à une riche
carrière de batteur rock, tel Dr Jekyll et Mr Hyde, Jean-Marc a mené une
vie parallèle au sein d'un groupe de bal ("un groupe, deux balles",
préciseront les mauvaises langues) d'anthologie, les "Cantori" . Affublé
pour l'occasion d'une veste orange, d'une chemise noire et d'une cravate
blanche, Jean-Marc s'y révélait capable tout à la fois et dans une même
soirée, de vider une bouteille entière de whisky, de taper la valse
musette, le cha-cha, le tango et tutti quanti, voire d'entonner les
soirs de grande forme, et sans respirer une seule fois, "Emmène-moi
danser ce soir" de Michèle Torr. En de pareilles occasions, la foule,
elle aussi, retenait son souffle.
Batteur surdoué, Jean-Marc a
donné des Master Classes à Greg Bissonnette ("un petit jeune qui se
défend bien"). Les soirs de grande immodestie, il prétend même lui avoir
montré comment faire swinguer le tube "Rosanna" autrement que comme un
réfrigérateur. Toujours d'après lui, ledit Greg Bissonnette aurait
ensuite refilé le truc à Jeff Porcaro, le batteur de Toto. Cette version
n'a jamais pu être démentie par l'intéressé, pour cause de décès
prématuré.